Commémoration annuelle de l’Appel du 18 juin 1940


On 18th June 1940 Général de Gaulle made his famous appeal on the BBC, a day that came to mark the beginning of the French Resistance to occupation.

L’Appel is one of the events that unite French and British national memories and has become an iconic moment of British and French co-operation. It was contemporaneous with a project of Union between the two countries being considered at the time by both Winston Churchill and de Gaulle.

For us at the Alliance Française de Londres L'Appel has a particular significance since on 19th June 1940, the very next day, the Alliance's Secretary General answered the call and offered her support, becoming one of the first people to do so. Indeed our Alliance was the first organisation to rally and offer support to la France Libre and General de Gaulle, in gratitude, became its Président d’honneur in 1941.

The London Alliance became the beacon of light for the global network when Alliance Paris was closed down, and it organised Free French talks in the whole of the UK as well as giving more practical support.

Meanwhile our building at 1 Dorset Square housed the gaullist section of the Special Operations Executive, the British wartime secret operations services. Indeed, the resistance that began with individual acts of defiance grew into dedicated intelligence and resistance networks of the Free French and Britain's Special Operations Executive - run from our building, the very place where you come to enjoy a French class.

Every year on 18th June there is a ceremony at 4 Carlton Gardens, the Quartier Général of the Free French Forces and the offices of the new governmental structure being put in place by Général de Gaulle.

The blue plaque at 4 Carlton Gardens was unveiled in 1984 and the life-size statue in bronze of the General by English sculptor Angela Conner was unveiled on 23rd June 1993. Among the members of the Statue Appeal Trust (whose chairman was Lady Soames) were several prominent council members of the Alliance Française de Londres.

4 Carlton Gardens was always more than an HQ, it was, according to Jean-Louis Crémieux-Brilhac, an early Free French, “le foyer et l’âme de la France Libre”.

The 18th of June has become (since 2006) the "Journée nationale commémorative de l'appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi".

De Gaulle's original speech, published in the British press at the time, differed slightly by the time it was broadcast. The text of the original is:


«Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive?

Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.»

Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC,
" Du 18 Juin aux 18 juin "

Jean-Louis Crémieux-Brilhac, who rallied to de Gaulle in 1941, explains below the impact of 18 June appeal together with all the appeals of 1940:

"[...] À franchement parler, je ne crois pas qu'aucun Français (et certainement aucun Britannique) ait soupçonné en 1940 que le 18 Juin allait devenir le 18 Juin. De même, les Parisiens qui prirent la Bastille ne soupçonnaient pas que la journée allait devenir « le 14 Juillet ». Que l'appel, le 18 juin 1940, de ce général inconnu au nom prédestiné ait ému, qu'il ait suscité chez certains un souffle d'espoir dans l'effondrement général qu'il ait stimulé des énergies, assez de témoignages l'attestent. L'Appel apportait une lueur, il exprimait une volonté française que rien n'avait abattu, qui maintenait, par la voix d'un seul, une tradition nationale, qui faisait le lien avec toute notre histoire. Pour certains, dont je pourrais rappeler les noms, il a suscité une indéfectible reconnaissance, alors même qu'ils ne se faisaient pas la même « idée de la France » que le général de Gaulle. Mais, comme devant la plupart des grands événements historiques, bien rares durent être ceux qui en devinèrent la portée. Pierre Bourdan, le plus perspicace des correspondants français à Londres et qui allait être pendant quatre ans à la BBC le plus brillant commentateur de l'équipe "Les Français parlent aux Français", fut, le 19 juin au matin, de ceux qui firent visite au général rebelle, dans son petit appartement de Seymour Grove. «J'éprouvais, a-t-il raconté, une curiosité intense et nerveuse, sensation d'ailleurs réconfortante après le désarroi moral de la veille, mais non pas ce qu'un écrivain romantique appelait le "frisson historique", annonciateur des grands événements ou des grandes rencontres.»

Et de montrer que l'Appel du 18 Juin (mieux vaudrait dire : « l'ensemble des appels du général de Gaulle de juin 1940 ») aura été comme la pierre que lance un montagnard sur un névé : la surface neigeuse frémit à peine, et c'est ensuite, très lentement, qu'elle s'ébranle et glisse, en un mouvement qui lui-même s'étend et se propage jusqu'à entraîner un versant, jusqu'à provoquer une avalanche, tandis que le premier écho d'un faible choc devient un bruit assourdissant.

Le fait est que, si le 18 juin 1940 est devenu " le 18 JUIN ", ce ne fut pas du jour au lendemain. Combien de Français, même parmi les résistants précoces, même parmi les plus fervents gaullistes de France, connaissaient, quatre ans plus tard, au jour de leur libération, la date et le texte de l'Appel? Du moins ont-ils su très tôt que de Gaulle avait été le premier à exprimer le refus et à le faire savoir, grâce au miracle de la radio, et qu'il avait été apparemment le seul, puisque la brutalité de la défaite avait tétanisé les masses et que le gouvernement du Maréchal avait contraint au silence les rares protestataires potentiels. [...] Pour l'analyste des représentations mentales et de la mémoire collective, l'histoire des 18 juin aura été une étonnante illustration de l'art qu'eut le général de Gaulle d'ériger sa propre statue en même temps que de promouvoir l'esprit de fierté et le rassemblement de la nation. Le 18 juin 1940 fait désormais partie du patrimoine national. [...] Il est, dans tous les manuels d'histoire, le repère de l'honneur, du courage et de l'espérance. Il est inscrit dans les mémoires françaises comme une des plus grandes dates d'un grand passé."


There is more information at:

The France-Libre site

and

The Charles De Gaulle Foundation

The official commemoration of the 70th anniversary of the De Gaulle's broadcast is here


Fast forward: Le V de la Victoire 15 September 1944

When de Gaulle raised his arms in a symbolic V, the Marseille crowd gathered on the Place de la Préfecture responded with arms raised towards the sky in victory salute. And Marseille erupted in a joyous outburst: Vive de Gaulle! Vive la France!


© CH 2010

Back to top